Mon livre: Besoin d’une reconnaîssance ?
Il est un fait, c’est que je n’aime pas la vanité ni l’égocentrisme. Je tiens à garder une grande part de modestie mais la modestie ne doit pas chercher la valorisation. Exemple:
-Oh, tu sais, je ne suis pas très original.
-C’est faux, tu es très original au contraire !
Voilà un exemple de fausse modestie. J’ai écris ce livre comme un regard sur mon passé pour mieux accepter ce que je suis, un genre de psychanalyse sur le divan mais sans psychologue. Je sais que j’ai un genre de revanche à prendre sur la culture, c’est pour cela que je lis, pour palier l’arrêt de mes études en 5ème. J’ai une revanche à prendre sur ce mauvais départ dans la vie, envie de mettre un but à cette vie pour la coiffer sur le poteau. Pourtant, je suis lucide et je sais que ce livre de 70 pages en format A4, sera destiné à quatre personnes. Mes nièces et neveux le liront-ils un jour ?
EXTRAÎT:
Page 17-18
Il y a des tas d’âmes sans états d’âmes dans la société mais ne dit-on pas qu’il n’y a pas de fumée sans feu ? C’est moi qui à chaque fois ai allumé l’incendie. De sournoises relations ont progressivement échauffées les esprits. J’ai gardé en mémoire ce vendredi soir où je rentrais au dépôt du transporteur dans lequel j’étais conducteur de poids lourds, accueilli sèchement pas le chef mécanicien :
« -J’en ai ras le bol que tu laisses des petits mots en fin de semaine derrière le pare-brise pour les travaux à faire sur ton camion ! tu dois remplir des fiches d’interventions !
-J’accepte cette remarque, pour une fois que tu es franc ! »
Les échanges au fil des mois se durcissaient principalement avec mon employeur bien que j’aimais jetter de l’huile de moteur sur le feu :
« Tiens, aujourd’hui, tu vas aller à Castres, tu vas aller te faire castrer à Castres.
-Monsieur JBT, ce sont vos débuts dans l’humour ? »
Il ne produisit alors qu’un ricanement moqueur en guise de réponse.
J’apercevais sa femme, une dame âgée de 70 ans qui s’occupait uniquement des fleurs devant l’entrée de l’entreprise et nos échanges étaient cordiaux.
-« Vous payez cher de loyer dans votre appartement ?
-Moins cher qu’en centre ville madame. »
Un jour je lui lançait sous forme d’une boutade après quelques heurts verbaux passés:
« -De toute façon, je sais que vous ne « mémé ».
La « date/mois/année » ce fût le grand conflit, officialisé par une lettre recommandée et qui disait ceci :
Le « date/mois/année» nous vous avons confié une mission de transports à destination de Vittel. Vous deviez partir le dimanche soir à 22 heures et livrer le client le Lundi à 6 heures . Or, vous êtes arrivé à destination en fin de matinée. Vous avez donc failli à vos obligations et à ce titre nous vous informons que nous envisageons votre licenciement. »
Mon samedi commençait mal ! Je pensais que leur simple remontrance qui m’avait été faîte au téléphone le jour de la livraison avait clos l’incident ! Tel un avocat, j’ai retourné le problème dans tous les sens quand soudain, la réponse me saute aux yeux. Je connais bien la législation des transports qui m’est bien utile alors. Immédiatement, je rédige ma lettre en réponse :
Monsieur,
Vous me reprochez de n’avoir pas livré le client à Vittel dans les délais. L’impératif de livraison que vous m’avez ordonné ne permet pas de respecter la législation du travail. En effet, en partant du dépôt à 22 heures, il faut 8 heures de route pour arriver à destination, ce qui m’oblige à conduire sans faite la pause règlementaire de 45 minutes au bout d’un maximum de 4H30 de conduite continue. Cela est illégal.
Lundi matin, les mains moites, je reprends mon camion sachant que mon courrier recommandé ne parviendra à l’entreprise que l’après midi voire mardi.
J’effectue normalement mes nouveaux transports en respectant toujours mes coupures la nuit soit 11 heures consécutives comme l’impose la règlementation. J’appelle l’entreprise pour signaler que le camion est déchargé. Cette fois la responsable d’exploitation s’agace de ma lenteur :
« -Vous vous rendez compte de l’heure à laquelle vous m’appelez, du coup, il và falloir attendre demain matin pour recharger ! Oh moi, je commence à en avoir marre de vous !
-Moi aussi j’en ai marre et puis vous n’êtes qu’une cruche !
-Ben c’est bien ” Réplique t’elle.
Le lendemain, mes roues franchissent le seul du portail de l’entreprise où je suis immédiatement sermonné par Monsieur JBT.
« Mais tu te rends compte, tu l’as traîté de cruche ! Pour elle, tu n’es qu’un gamin ! Tu n’as qu’à retourné dans ton pays en Bretagne !
-Mais, Monsieur, mon pays c’est ici maintenant ! »
La gorge sèche, je vais retrouver les autres chauffeurs pour me changer les idées. Les conflits sont générateurs de stress et manifestement, j’ai dû mal avec l’autorité. Dans le garage, j’aperçois madame Bourget qui ne s’occupe pas des fleurs aujourd’hui. Le ton monte rapidement, faisant résonner les voix dans l’atelier. Soudain,agacée par les récents évènements, les yeux révulsés, elle m’empoigne la chemise la tordant comme on essore une serpillère !
-« Vous allez arrêter de nous casser les pieds à la fin !
-Lachez moi madame !
-Lachez moi !!!
-Aï, Jeannnnnn !!!il m’a tordu le bras !
-Je vous avait dit de me lâcher ! «
Madame BT ameute toute l’entreprise. C’est vraiment à partir de cet évènement que j’appris par mon meilleur ami, Christophe B, que j’étais en danger !
-« Tu sais, il faut que je te préviennes. Ils veulent te tomber dessus quand tu seras en dehors de l’entreprise, te faire à plusieurs chauffeurs une tête au carrée. Le patron croit que tu veux casser son entreprise ! »
Info ou intox, je suis perplexe mais je joue la carte de l’apaisement. Je décide donc d’avoir une conversation avec J BT
-« Bonjour. Bon, je vois bien que je ne suis pas très aimé ici mais il y a une solution pour vous débarrasser de moi. Vous me trouvez un emploi en Bretagne chez un autre transporteur.
Inutile de vous dire sa satisfaction. La semaine suivante, non seulement l’employeur m’avait trouvé un nouveau transporteur mais il s’organisa pour que j’aille à l’entretien d’embauche dans le cadre de mes missions !
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